PROTEGER LES ESPECES ANIMALES MENACÉES – Face aux choix

L'HUMAIN PREDATEUR
L’HUMAIN PREDATEUR

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, il ne resterait plus que quatre ans à l’homme. Plus d’abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes ». Albert Einstein

L’INTERVENTION HUMAINE A L’ORIGINE D’UN TRISTE CONSTAT

Au niveau mondial, 750 espèces animales disparues, 2 700 en voie d’extinction, 12 500 menacées – Ici, l’article très complet paru sur le site de France Culture – En France, parmi les espèces animales menacées identifiées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), 41 % sont des amphibiens, 25 % des mammifères et 13 % des oiseaux. Consoglobe

EN CAUSE :

  • la chasse illégale – WWF
  • la pèche à outrance – BLOOM
  • le trafic illégal, le commerce des peaux, trophées, fourniture en « matière première » pour les médecines traditionnelles ou élixirs aux promesses grisantes – LE FIGARO
  • la déforestation destinée à augmenter les capacités d’élevage ou de cultures, la construction d’infrastructures humaines afin de faciliter notre quotidien (routes, aéroports, ports etc…) privant nombre d’animaux de leur habitat naturel et ressources alimentaires obligeant ceux-ci à se rabattre sur des animaux d’élevage ou habitat humains et, de ce fait, à être en butte à la colère des hommes – NOVETHIC
  • l’utilisation de pesticides tuant tant les animaux visés par le produit, que ceux qui évoluent paisiblement dans le périmètre empoisonné. FUTURA PLANETE – La disparition inquiétante des pollinisateurs est directement liée à ces produits. déversés dans les champs, les rivières etc… – La plus connue des espèces touchées par ce fléau : l’abeille, indispensable à notre survie. GREENPEACE
  • La pollution des mers et des terres, envahies de nos déchets (plastiques, toxiques…). FAUNE SAUVAGE
  • l’indifférence face au réchauffement climatique qui embrase les forêts, inonde et noie, réduit ou anéantit l’espace vital de nombres d’espèces. FUTURA PLANETE. Nous avons tous devant les yeux, ces ours polaires à la dérive. Il en est de même pour de nombreuses espèces moins connues. Qui sait que grenouilles et crapauds sont en voie d’extinction du fait de l’apparition d’un virus mortel, décimant cette espèce sur le plan mondial !
  • l’introduction, souvent involontaire, d’espèces non-indigènes prédatrices de celles historiquement liées à un territoire LE SENAT – proposition de loi tout en provoquant des ravages dans les cultures, L’OBS le réchauffement climatique agissant comme catalyseur à cette colonisation.

Si malgré cela certaines espèces touchées par ces fléaux arrivent encore à survivre et à se reproduire, pour d’autres il est hélas déjà trop tard. Ceci est d’autant plus terrible que lorsque l’on descend cette triste liste, on se rend compte que rien ne relève d’une nécessité vitale pour l’homme.

La cause de tous ces maux serait donc essentiellement liée au désir narcissique de l’être humain à paraître plus et toujours plus (puissant, dominant, beau…), à son envie de confort, de gains de temps, de pouvoir, et enfin à l’attrait de l’argent sacrifiant tout sur son passage, jusqu’à notre planète.

POURQUOI COMBATTRE L’EXTINCTION D’ESPECES ANIMALES MENACEES

Pourquoi vouloir sauver ces espèces animales menacées alors que depuis la nuit des temps, des espèces disparaissent laissant la place à d’autres mieux adaptées aux changements. Peut-être parce que nous sommes nous-mêmes des êtres vivants et, à ce titre, soumis au même processus. Peut-être aussi parce que la beauté de la nature nous est indispensable. Parce que nous les aimons et ne pouvons les voir disparaître, victimes de nos folies ? Pour sauvegarder nos ressources alimentaires, nos intérêts économiques ? Ou parce que nous ne pouvons nous résoudre à renoncer à ce qui fait la richesse de nos existences et que l’accepter serait abandonner et mettre en danger les générations futures, à commencer par nos propres enfants.

L’article « Pourquoi sauvegarder » paru dans Espèces Menacées tente de répondre à ces questions et donne nombre d’éléments de réflexion. Je vous recommande vivement la lecture de ce texte.

FACE A l’EMBALLEMENT DU PROCESSUS D’EXTINCTION DE CERTAINES ESPECES, QUELLES SONT CELLES A PROTEGER EN PRIORITE

Faut-il tenter de sauver toutes les espèces en voie de disparition ? Et si non, lesquelles choisir ? Est-il vrai, comme le dit Ernest Small ( extrait de « The New Noah’s Ark »Texte Part 1Texte part 2 ) que  » les normes esthétiques et commerciales sont devenues les principaux déterminants de la conservation des espèces dans le monde » ?

Les ONG doivent nécessairement faire des choix.

L’émotion est sans aucun doute un facteur déterminant et une source de financement majeure en matière de protection des espèces.

Pour financer leurs projets en matière de protection d’espèces animales menacées, les ONG, n’hésitent pas à mettre en avant les animaux les plus aptes à générer des attirances impactant notre « moi émotionnel », comme la sympathie, l’admiration, la fascination, la peur. Difficile en effet de mobiliser sur un animal inconnu et que l’on pourrait au premier abord qualifier d’insignifiant, sans intérêt ou repoussant.

Qu’importe : la fin justifie ici les moyens. Les mieux lotis permettent d’engranger des fonds permettant aux moins bien nés ainsi qu’aux causes environnementales de bénéficier d’aides financières permettant aux ONG de les inclure dans leur actions de protection. Les actions soutenues de WWF pour la survie du joli panda, aujourd’hui en sursis, aura permis de réduire la déforestation de son milieu naturel sauvant par là-même de nombreuses autres espèces.

La prise de conscience : les alertes des ONG, les constats au plus près des problèmes

Notre qualité de vie n’est plus la seule à être impactée, l’humanité le devient.

Nous sommes de plus en plus conscients de cet enjeu vital, grâce aux alertes soutenues lancées par les ONG et autres défenseurs de la nature qui nous mettent face à des éléments incontestables, tout en désignant les principaux responsables.

De nombreux maires font aujourd’hui acte de rébellion, interdisant l’utilisation de pesticides sur leur commune pour le bien-être des habitants et par là-même des animaux. Certains se retrouvent devant les tribunaux à la demande de préfets. Il semble en effet interdit d’interdire les pesticides à proximité des habitations !

Actualisation au 8 Novembre 2019 – Un juge des référés a validé, ce vendredi, deux arrêtés anti-pesticides pris par les maires de Sceaux et Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Il invoque un « danger grave » pour la population. Alors que de nombreux arrêtés pris par des maires contre les pesticides ont été annulés par la justice, ceux de Sceaux et Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, ont été validés. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a en effet rejeté ce vendredi les déférés-suspension pris par le préfet des Hauts-de-Seine à leur encontre. Une première. LCI

Des habitants proches de champs arrosés de pesticides, commencent à protester tout en pointant du doigt les agricultures responsables, selon eux, de l’empoisonnement de leur environnement. France Info

Nous avons tous un rôle à jouer pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore. Nos armes : notre pouvoir d’achat par nos choix, nos comportements citoyens au quotidien, nos actions de protestation et/ou de soutien, et nos bulletins de vote même si ces derniers peuvent sembler relever de l’utopie. Et bien entendu, soutenir financièrement les ONG en lutte pour la préservation des espèces.

Préservation des habitats

Toujours selon Ernest Small Texte Part 1 – « Bien qu’il y ait des avantages à la conservation axée sur des espèces particulières, la préservation des habitats divers est préférable ».

En tous cas, elle est complémentaire pour perpétuer la biodiversité. En effet la préservation des habitats sauvent le plus grand nombre d’animaux, des plus minuscules ou plus gros, ainsi que la flore dans son ensemble, permettant ainsi de maintenir un équilibre entre toutes ces espèces.

Je me permets ici de mettre en avant le Projet Vercors Vie Sauvage. Forte de l’expérience de ses quatre premières Réserves de Vie Sauvage® (1 dans les Côtes d’Armor, 2 en Drôme, 1 dans l’Hérault, pour une surface totale de 700 hectares), l’ASPAS s’est lance dans un nouveau projet ambitieux, le projet VERCORS VIE SAUVAGE :  redonner aux loups, aux aigles et aux cerfs 500 hectares de nature sauvage dans le Vercors. Afin de permettre à l’ASPAS d’acheter ce terrain, un appel aux dons a été lancé. Vidéo du projet

Actualisation au 8 Novembre 2019 – Grâce à Hugo Clément, l’Aspas va acheter sa réserve naturelle dans le Vercors. Il manquait 150 000 euros à l’Aspas, l’association de protection des animaux sauvages, pour acheter et créer son sanctuaire de 500 hectares dans le Vercors. Ils ont été récoltés en un peu plus de 24 heures grâce à l’intervention du journaliste Hugo Clément. France bleu

Prochain article – vendredi 1er Novembre

LE « CHOPÉ » DU WEB D’OCTOBRE

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