Toujours plus de souffrance ! Les singes outils

La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité, ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. » Milan Kundera


Rien ne devrait justifier la souffrance, tant humaine qu’animale, au service des hommes.


Aujourd’hui, grâce à nos voix une loi sur, le bien-être animal est en cours d’élaboration en France. De nombreuses avancées seront actées à plus ou moins courtes échéances et hélas pas pour tous les animaux (notamment la corrida).


Les associations de protection animales ne cessent de lutter pour faire connaître le sort des animaux maltraités dans le monde

Parmi tous ces combats, de plus en plus de voix s’élèvent aujourd’hui pour dénoncer l’horreur que vivent en Thaïlande des animaux utilisés comme de simples outils pour la cueillette de noix de coco. Cet article leur est consacré.

En Thaïlande, de nombreux petits producteurs de noix de coco utilisent des singes pour les aider : ces singes, ce sont les macaques à queue de cochon, une espèce classée vulnérable.

Ces singes sont très intelligents et rapides, et parviennent à distinguer les noix de coco mûres. Ils peuvent cueillir plus de 1.000 noix par jour ! Un précieux allié pour les producteurs… qui se fait toutefois au prix de l’exploitation des animaux. En effet, les singes cueilleurs de coco sont dressés dès le plus jeune âge pour être productifs. En 2015, le Daily Mail révèlait que « les bébés singes sont capturés et arrachés à leur mère, souvent tuée par des chasseurs ». Les singes sont ensuite souvent battus et réduits en esclavage jusqu’à la fin de leurs jours pour la cueillette des noix de coco. Lorsqu’ils passent trop de temps sur un arbre, leur maître les rappelle souvent à l’ordre en leur donnant des coups de laisse, voire de bâton une fois au sol. Consoglobe

Ils sont munis de colliers métalliques rigides et sont gardés enchaînés ou attachés jusqu’à ce qu’ils ne soient plus utiles à l’industrie de la noix de coco. L’enquête de l’association PETA (cliquer sur ce lien) vous plongera au coeur de ce drame.

Les singes sont réduits au statut “de machines à récolter les noix”, écrit la BBC, en reprenant la formulation de l’antenne Asie de l’organisation militant pour le bien-être animal.

Photo – https://pixabay.com/fr/users/terimakasih0-624267/


Le travail des hommes étant plus difficile et moins rentable, la solution a vite été trouvée : les remplacer par des animaux dépourvus de droits et de défense. Evidemment, il s’agit là encore de rendement -plus encore plus- au plus bas coût… en fait, au coût zéro.

Leur existence est une succession de brimades, violences et réclusions pouvant les mener jusqu’à la folie. Attention ci-dessous vidéo aux images choquantes, hélas conformes à la réalité.


S’agissant d’agro-alimentaire et de cosmétiques, les consommateurs -nous- étant les seuls décisionnaires en bout de chaîne , nos intentions d’achats sont scrutées à la loupe par les producteurs, les vendeurs et revendeurs.

C’est ainsi que les supermarchés anglais boycottent des produits faits avec des noix de coco cueillies par des singes. Après s’être entretenues avec PETA Royaume-Uni, les plus grandes chaînes de supermarchés d’outre-manche, dont Sainsbury’s, Asda, Waitrose, Morrisons et Tesco, se sont engagées à ne plus se fournir sciemment auprès de fournisseurs exploitant des singes, comme l’avaient déjà fait la société américaine World Market et la multinationale Ahold Delhaize. Aujourd’hui, PETA et ses affiliées poursuivent les pourparlers avec les plus grands distributeurs mondiaux, pour les inciter à retirer immédiatement ces produits de leurs rayons.

Toute évolution concernant la protection animale est la somme des initiatives du plus grand nombre : manifestations, pétitions, dons aux associations, articles de presse, informations et résolutions/actions.


Les affirmations de Peta ont été réfutées par les net-citoyens thaïlandais sur les médias sociaux en ces termes « Si Peta pense que l’utilisation de singes pour cueillir des noix de coco est de la cruauté animale, ils doivent également boycotter les produits laitiers, car ils sont également produits de manière cruelle, a-t-il raisonné. L’expert en communication de masse, Seri Wongmontha, a publié lundi sur Facebook, se demandant si le Royaume-Uni considère l’utilisation d’animaux dans les cirques, les sports et les laboratoires comme un abus ». Niran Wongwanit, 52 ans, cultivateur de noix de coco et dresseur de singes à Surat Thani, a déclaré que : « la campagne de Peta visant à boycotter les noix de coco thaïlandaises n’était pas juste envers les agriculteurs thaïlandais, affirmant que l’utilisation de singes pour la récolte est une pratique qui remonte à plus de 100 ans* ». Le ministre du commerce thaïlandais a déclaré en Juillet 2020 qu’il rencontrerait les producteurs de noix de coco pour discuter des moyens de résoudre le malentendu et rassurer les importateurs. Toute la Thaïlande

Il ne s’agit pas de discrimination de la part des associations de protection animale mais d’un sujet de maltraitance qui mérite tout autant que d’autres d’être dénoncé afin d’espérer y mettre fin. Par ailleurs, de nombreuses exploitations de noix de coco à travers le monde se sont passées et se passent encore du travail forcé de ces animaux.


Nous pouvons les aider en étant simplement attentifs à ce que nous achetons.

Il existe des labels qui permettent de consommer des produits à base de noix de coco qui n’ont pas été cueillies par des singes.

Il faut chercher du côté des labels vegan pour vous garantir une huile de coco cruelty-free. et surtout le label One Voice qui garantit la non-exploitation des singes pour ses produits. Il est reconnaissable par son logo : un tigre avec la lettre C. Les producteurs qui adhèrent au label « avancent des techniques de récolte à main humaine. Pour chaque label One Voice attribué, une attestation en ce sens sera demandée et vérifiée lors d’un audit indépendant. ». Consoglobe

Recommandations de Peta. « En général, les produits à base de noix de coco originaires du Brésil, de la Colombie, d’Hawaï, de l’Inde et des Philippines ne sont pas fournis par des entreprises qui exploitent des singes. La marque Vaïvaï labellisée One Voice : pour du coco garanti sans souffrance ! Pour enrayer le phénomène et y mettre un terme, il faut absolument convaincre les entreprises de la nécessité de faire des choix éthiques à l’image de Avivai, Naelys Provence ou Ratchaprao« , cette dernière marque étant d’origine thaïlandaise sans exploitation de singes.

Certaines marques, comme Demeter Premium lait de coco, affichent clairement leur positionnement sur leurs emballages : « Les noix de coco sont exclusivement cueillies par des hommes à l’aide de cannes de bambou ».


« Le productivisme et la recherche forcenée du ‘toujours plus, ….., toujours plus vite, toujours plus profitable aux investisseurs de l’industrie de la viande, de l’agro-alimentaire, de la pharmacie, de la génétique, du bâtiment, de la banque… ont entraîné les éleveurs dans une course sans fin » (p. 16) ». Voilà le constat alarmant que nous livre sans ambages Jocelyne Porcher (chargée de recherches à l’Institut national de la recherche agro-nomique (INRA), dès l’introduction de son ouvrage consacré aux rapports entre humains et animaux.

Lire ici l’article sur ce sujet de Courrier International mettant l’accent sur l’aspect politique du problème.



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