Le chat : l’éduquer, le comprendre.

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« Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots »Citation de George Sand – Photo de Pixabay sur Pexels.com


PSYCHOLOGIE – PATIENCE

Le chat, être fascinant ! Captivante relation que celle que nous tissons avec notre compagnon chat. Une relation sans temps mort du fait de son caractère indépendant et son naturel à privilégier ses instincts, ses besoins et ses envies pour ne pas dire ses lubbies. Cependant un réel attachement peut s’instaurer dès la relation de confiance établie. Vous remarquerez également qu’il est fin psychologue et saura ressentir vos moments de détresse ou de souffrance ; vous le découvrirez alors calme, attentif et réconfortant.

Le caractère du chat est très affirmé : il n’acceptera pas que vous soyez injuste, autoritaire, avec lui. S’il vit en extérieur, il prendra ses distances. S’il vit à l’intérieur, son stress sera ingérable, la relation aussi.

Sachez que vous ne ferez pas faire à un chat, sur une injonction, ce qu’il n’a pas envie de faire. En revanche, il pourra comprendre, apprendre, et accepter de faire ce que vous lui demandez s’il a envie de vous faire ce plaisir. Cependant, comme vous avez affaire à un grand rebelle, un conseil : ne pas relâcher votre attention et surveiller constamment s’il n’a pas une envie soudaine de jouer les insoumis… ce qu’il est naturellement bien entendu.

PPhoto de Wojciech Kumpicki

Important : un chat ne sera réceptif à vos attentes que s’il se sent bien chez vous, son chez lui en somme. Pour cela, il est essentiel de répondre à ses besoins les plus élémentaires. La confiance, la nourriture, la boisson, l’affection, les soins. Etant un animal joueur, actif, chasseur, acrobate, sportif et extrêmement curieux, jouer avec lui et lui donner les moyens de s’exprimer sont indispensables à son bien-être.

En appartement, permettez-lui d’étancher sa soif de curiosité en lui donnant une vue sur l’extérieur. Le va-et-vient des voitures, piétons etc… l’occupera. Attention à la sécurité (voir article PRE-ADOPTION – Sécuriser l’espace). Amusez-vous avec lui, faites-le courir, bondir, tout ce qui peut stimuler son instinct de poursuite. Un grand moment de complicité joyeuse entre vous en perspective.

Des maîtres absents toute la journée, être privé de stimulations peut le conduire à un état dépressif et un abandon total de lui-même, allant même jusqu’à la perte de l’appétit et l’absence de propreté, sans parler des problèmes de santé et de comportement. Inutile donc, dans ces conditions, d’attendre de lui qu’il soit réceptif à vos demandes. Une solution envisageable : un compagnon (ils sont nombreux en attente de foyer) oui mais le « bon » compagnon. Le refuge vous conseillera si vous avez ce projet.


LUI FAIRE COMPRENDRE UNE ATTENTE DE NOTRE PART

Il a été prouvé (Sciences et avenir) que les chats en groupe reconnaissent leur nom parmi d’autres noms et mots, même prononcé par des étrangers avec donc des intonations différentes de celles de ses proches. Il est donc tout-à-fait permis de penser qu’ils comprennent certains mots qu’ils auront associés à des situations.

L’usage, la répétition est la meilleure école pour apprendre à communiquer ensemble.

Ils sont surtout (comme tout être avant l’apprentissage de la communication verbale) sensibles aux intonations et aux attitudes et réagiront à bon escient dès qu’ils les auront reliées à une situation et ce, quel que soit le mot que vous y associerez. Il s’agit d’ailleurs de leur mode de communication avec nous par leurs attitudes et en modulant leurs vocalisations (d’après certaines études, il en a été trouvé une centaine).


LA PROPRETE

La propreté et le marquage par l’urine sont deux sujets totalement différents. Le marquage est instinctif chez les chats (et quelquefois les chattes) pour s’approprier les lieux et repousser les autres moustachus au-delà de leur territoire. Pour éviter le marquage et bien d’autres désagréments pour vous mais aussi pour lui, faites stériliser/castrer votre animal. La propreté dépend de l’éducation.

Important : Nettoyer la litière au minimum une fois par jour – laver le bac régulièrement. Faute de cela, le chat pourrait ne pas vouloir y mettre une patte.

LE CHATON

La période de sevrage de trois mois au cours de laquelle la mère apprend à son chaton la propreté, à maîtriser sa force (morsure/griffures), à être sociable, à sa familiariser avec les contacts physiques, fera cruellement défaut au chat qui en a été privé. Ne lui en voulons pas s’il est dans ce cas.

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Si le sevrage a été mené à son terme, le chaton a appris à être propre grâce à sa mère qui lui faisait régulièrement sa toilette. Dès qu’il le pourra, il le fera d’ailleurs par lui-même. Il ne supporte pas d’être sale.

Si sa mère utilise une litière, il aura très vite envie de l’imiter. Il saura rapidement de lui-même se diriger vers celle-ci, une fois que vous lui aurez montré où elle se trouve ; les premiers temps, posez-le dedans, de préférence après ses repas. S’il y a un « loupé », ne lui mettez surtout pas le museau dedans. C’est à la fois inutile, incompréhensible pour lui et violent.


L’ADULTE

Il se peut que le chat adulte que vous adoptez n’ait pas été sevré, et donc ait des manques au niveau de l’apprentissage de la propreté. Le refuge qui vous confiera l’animal ne manquera pas de vous le dire. Si vous acceptez de l’accueillir malgré cela, il vous faudra, en fois encore, de la patience et une bonne dose d’organisation, ou plutôt de ré-organisation de votre lieu de vie pour éviter des souillures difficiles à nettoyer.

Tout comme pour le chaton, s’il a quelques difficultés d’apprentissage, posez-le sur la litière de préférence après les repas et pas de châtiments en cas d’accidents.

ATTENTION : la malpropreté de votre chat peut aussi être causée par un problème de santé.
Un chat peut avoir de l’arthrose qui l’empêche d’enjamber le rebord de la caisse de propreté. Il n’aura d’autres solutions que de se soulager à l’extérieur. Une cystite, une maladie rénale chronique, du diabète engendreront des « accidents » que votre compagnon ne pourra pas maîtriser.
En cas de malpropreté soudaine, ou constante, il est urgent de consulter votre vétérinaire

LES GRIFFURES

COUPER OU PAS LES GRIFFES DE SON CHAT ?

Surtout pas pour un chat ayant accès à l’extérieur. Il en a besoin pour chasser, grimper aux arbres et aussi se défendre.

En appartement, vous pouvez le faire dès son plus jeune âge. Il vous faudra donc les couper vous-même (pas facile s’ils ne sont pas habitués), pour éviter qu’elles ne rentrent dans leurs coussinets. Si cela devait arriver, une seule solution : le vétérinaire en urgence.

COMMENT COUPER LES GRIFFES

Voici une vidéo de Purina qui vous donnera toutes les recommandations en images qui, dans ce cas-là, sont bien plus parlantes que les mots.

COMMENT EVITER LES GRIFFURES SUR LES MEUBLES

Vous lui coupez les griffes mais malgré cela il adore s’étirer sur votre canapé, toutes griffes dehors. Ceci est un réflexe naturel pour le chat. Il dépose ainsi des phéromones et marquent son territoire.

Une première chose à faire dès qu’il entre dans votre foyer : mettre à sa disposition un (ou des) griffoir(s). Qu’ils soient horizontaux ou verticaux, la grande majorité des chats les adorent car en plus de la fonction griffoir, ils ont l’avantage d’être ludiques (escalades et…).

Leurs terrains de jeux préférés : tout ce qui est tissu, cuir, raffia, paille, liège, bambou et sans doute quelques autres. Deux matériaux pour chaises et canapés semblent assez bien leur résister : la microfibre et le simili cuir/skaï.

Vous pouvez aussi vous procurer des housses en tissu extensible (plusieurs modèles unis/motifs) auxquels les chats sont totalement réfractaires pour faire leurs griffes. Je peux confirmer leur efficacité. Elles se posent, se lavent et sèches très facilement. Cela permet de changer de décor et de protéger vos canapés, fauteuils, chaises et, en un tour de main, de revenir de temps en temps au canapé d’origine. (une marque parmi d’autres : Hitgi).

Il existe aussi nombre de répulsifs (huiles essentielles…) – demandez conseil à votre vétérinaire ou pharmacien(ne).


LES COMPORTEMENTS PRÉOCCUPANTS

Pour éviter cela, apprenez-lui très tôt s’il est chaton, le contact par les caresses, le « gratouille' »etc… Il en redemandera une fois qu’il sera en confiance et l’assimilera comme une attention de la part de son maître ou de sa maîtresse, et ce à vie. Attention cependant à ne pas être brusque, car vous obtiendriez l’effet inverse. Soyez vigilant avec les enfants qui maîtrisent mal leurs gestes ou ne font pas trop la différence entre l’animal et le jouet.

Si vous avez accueilli un chat ayant eu une première partie de vie difficile, il est fort possible qu’il soit sur ses gardes et agressif (réaction de défense) .

Evitez de le mettre en contact avec des enfants. Ne le brusquez pas. Laissez-le découvrir son nouvel espace sans interférer dans sa façon de se l’approprier. A la limite, ignorez-le tout en vous adressant à lui avec des mots à vous sur un ton gentil, notamment au moment des repas.

Lors de gestes agressifs de sa part, un « non » ferme suffira. Ne levez pas la main, ne criez pas, ne le frappez bien entendu pas, Soyez patient et mettez-vous à sa place. Il viendra vers vous de lui-même lorsqu’il aura compris que vous ne voulez lui apporter qu’affection et soins.

Il vous mordille un peu trop fort ! il peut être ici question d’un sevrage interrompu. Il vous « attaque » les mollets ! En fait, une envie de jouer, de se dépenser, d’attirer votre attention. Ne le laissez pas faire et faites-le lui comprendre par le « non » ou une toute petite tape sur le museau (comme l’aurait fait sa mère).


3 réflexions au sujet de « Le chat : l’éduquer, le comprendre. »

  1. Super article. Je n’ai jamais eu de chat, j’ai toujours eu des chiens. Par contre c’est fou comme ils sont indépendants et ont un caractère affirmé !! Merci pour toutes ces infos très intéressantes 🙂

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    1. Merci ALexandra. Indépendants mais en fait très attachés à celui ou celle qu’ils aiment. J’en ai eu un qui me suivait dans la mer et un autre que je promenais dans les bois en liberté mais qui ne me quittait pas des yeux.. et moi tout autant, et tant d’autres qui m’ont montré leur attachement jusqu’à ce nous soyons séparés. J’ai eu aussi un épagneul breton ‘Scapin » que j’ai adoré. Que de beaux souvenirs tout cela 🙂

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