Protéger les especes animales en voie de disparition

« La prise de conscience écologique se heurte à l’inhumanité de l’humain » Romain Gary (1980).   

L’INTERVENTION HUMAINE A L’ORIGINE D’UN TRISTE CONSTAT

Au niveau mondial, 750 espèces animales disparues, 2 700 en voie d’extinction, 12 500 menacées – Ici, l’article très complet paru sur le site de France Culture.

En France, parmi les espèces animales menacées identifiées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), 41 % sont des amphibiens, 25 % des mammifères et 13 % des oiseaux. Consoglobe

EN CAUSE :

  • la chasse illégale – Wwf
  • la pèche à outrance – Bloom
  • le trafic illégal, le commerce des peaux, trophées, fourniture en « matière première » pour les médecines traditionnelles ou élixirs aux promesses grisantes – Le Figaro
  • la déforestation destinée à augmenter les capacités d’élevage ou de cultures, la construction d’infrastructures humaines afin de faciliter notre quotidien (routes, aéroports, ports etc…) privant nombre d’animaux de leur habitat naturel et ressources alimentaires obligeant ceux-ci à se rabattre sur des animaux d’élevage ou habitat humains et, de ce fait, à être en butte à la colère des hommes – Novethic

  • l’utilisation de pesticides tuant tant les animaux visés par le produit, que ceux qui évoluent paisiblement dans le périmètre empoisonné. Futura planète – La disparition inquiétante des pollinisateurs est directement liée à ces produits. déversés dans les champs, les rivières etc… – La plus connue des espèces touchées par ce fléau : l’abeille, indispensable à notre survie. Greenpeace
  • La pollution des mers et des terres, envahies de nos déchets (plastiques, toxiques…). Faune sauvage
  • l’indifférence face au réchauffement climatique qui embrase les forêts, inonde et noie, réduit ou anéantit l’espace vital de nombres d’espèces. Futura planète. Nous avons tous devant les yeux, ces ours polaires à la dérive. Il en est de même pour de nombreuses espèces moins connues. Qui sait que grenouilles et crapauds sont en voie d’extinction du fait de l’apparition d’un virus mortel, décimant cette espèce sur le plan mondial !
  • l’introduction, souvent involontaire, d’espèces non-indigènes prédatrices de celles historiquement liées à un territoire Le Sénat – proposition de loi tout en provoquant des ravages dans les cultures, L’Obs le réchauffement climatique agissant comme catalyseur à cette colonisation.

Si malgré cela certaines espèces touchées par ces fléaux arrivent encore à survivre et à se reproduire, pour d’autres il est hélas déjà trop tard. Ceci est d’autant plus terrible que lorsque l’on descend cette triste liste, on se rend compte que rien de toutes ces causes, ne relève d’une nécessité vitale pour l’homme.

La cause de tous ces maux serait donc essentiellement liée au désir narcissique de l’être humain à paraître plus et toujours plus (puissant, dominant, beau…), à son envie de confort, de gains de temps, de pouvoir, et enfin à l’attrait de l’argent sacrifiant tout sur son passage, jusqu’à notre planète.

Photo de Porapak Apichodilok sur Pexels.com

Pourquoi combattre l’extinction d’espèces animales

Pourquoi vouloir sauver ces espèces animales menacées alors que depuis la nuit des temps, des espèces disparaissent laissant la place à d’autres mieux adaptées aux changements.

  • Peut-être parce que nous sommes nous-mêmes des êtres vivants et, à ce titre, soumis au même processus.
  • Peut-être aussi parce que la beauté de la nature nous est indispensable.
  • Parce que nous les aimons et ne pouvons les voir disparaître, victimes de nos folies ?
  • Pour sauvegarder nos ressources alimentaires, nos intérêts économiques ?
  • Ou parce que nous ne pouvons nous résoudre à détruire l’équilibre de la biodiversité et que l’accepter serait abandonner et mettre en danger les générations futures, à commencer par nos propres enfants, car « les êtres vivants sont dépendants les uns des autres, et à terme c’est l’homme qui est menacé ».

L’article « Pourquoi sauvegarder » paru dans Espèces Menacées tente de répondre à ces questions et donne nombre d’éléments de réflexion. Je vous recommande vivement la lecture de ce texte.


Quelles sont les espèces à protéger en priorité

La logique voudrait que ce soit celles qui sont menacées de disparition à très court terme. Ce n’est pas aussi simple car toute action de sauvegarde d’une espèce est tributaire de moyens financiers. Les ONG et associations doivent nécessairement faire des choix.

Est-il vrai, comme le dit Ernest Small que  » les normes esthétiques et commerciales sont devenues les principaux déterminants de la conservation des espèces dans le monde » ? ( extrait de « The New Noah’s Ark »Texte Part 1Texte part 2 )

Pour financer leurs projets en matière de protection d’espèces animales menacées, les ONG n’hésitent pas à mettre en avant les animaux les plus aptes à générer des attirances impactant notre « moi émotionnel », comme la sympathie, l’admiration, la fascination, la peur. Difficile en effet de mobiliser sur un animal inconnu et que l’on pourrait au premier abord qualifier d’insignifiant, sans intérêt ou repoussant.

Qu’importe : la fin justifie ici les moyens. Les campagnes et demandes de dons pour les mieux lotis, les plus « médiatiques » permettent d’engranger des fonds permettant aux ONG d’inclure les moins bien nés ainsi que des causes environnementales dans leur actions de protection.

Les actions soutenues de WWF pour la survie du joli panda, aujourd’hui en sursis, aura permis de réduire la déforestation de son milieu naturel sauvant par là-même de nombreuses autres espèces.


Prendre conscience de l’urgence de la situation

Notre qualité de vie n’est plus la seule à être impactée, l’humanité le devient. Nous sommes de plus en plus conscients de cet enjeu vital, grâce aux alertes soutenues lancées par les ONG et autres défenseurs de la nature qui nous mettent face à des éléments incontestables, tout en désignant les principaux responsables. L’incidence des pesticides sur les abeilles n’est plus un secret pour personne. Et pourtant : Face à la recrudescence du virus de la jaunisse, les planteurs de betteraves français vont pouvoir réutiliser un insecticide interdit depuis 2018 en raison de ses conséquences sur les insectes et les pollinisateurs. Sud-Ouest

De nombreux maires font aujourd’hui acte de rébellion, interdisant l’utilisation de pesticides sur leur commune pour le bien-être des habitants et par là-même de la faune.

Certains se retrouvent devant les tribunaux à la demande de préfets. Il semble en effet interdit d’interdire les pesticides à proximité des habitations !

Mais, en fait non. Alors que de nombreux arrêtés pris par des maires contre les pesticides ont été annulés par la justice, ceux de Sceaux et Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, ont été validés. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a en effet rejeté en novembre 2019 les déférés-suspension pris par le préfet des Hauts-de-Seine à leur encontre, invoquant un danger grave pour la population. Une première. LCI

Des habitants proches de champs arrosés de pesticides, commencent à protester tout en pointant du doigt les agricultures responsables, selon eux, de l’empoisonnement de leur environnement. France Info

Nous avons tous un rôle à jouer pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore. Nos armes : notre pouvoir d’achat par nos choix, nos comportements citoyens au quotidien, nos actions de protestation et/ou de soutien, et nos bulletins de vote. Et bien entendu, soutenir financièrement les ONG en lutte pour la préservation des espèces.


Préservation des habitats, de la nature vs préservation des espèces

Toujours selon Ernest Small Texte Part 1 – « Bien qu’il y ait des avantages à la conservation axée sur des espèces particulières, la préservation des habitats divers est préférable ».

En tous cas, elle est complémentaire pour perpétuer la biodiversité. En effet la préservation des habitats sauvent le plus grand nombre d’animaux, des plus minuscules ou plus gros, ainsi que la flore dans son ensemble, permettant ainsi de maintenir un équilibre entre toutes ces espèces.

Je me permets ici de mettre en avant le Projet Vercors Vie Sauvage. Forte de l’expérience de ses quatre premières Réserves de Vie Sauvage® (1 dans les Côtes d’Armor, 2 en Drôme, 1 dans l’Hérault, pour une surface totale de 700 hectares), l’ASPAS s’est lance dans un nouveau projet ambitieux, le projet VERCORS VIE SAUVAGE :  redonner aux loups, aux aigles et aux cerfs 500 hectares de nature sauvage dans le Vercors. Afin de permettre à l’ASPAS d’acheter ce terrain, un appel aux dons avait été lancé – Après moult rebondissements, et grâce notamment aux dons, cette association a réussi à acquérir près de 500 hectares de terrain en plein cœur du Parc du Vercors. Le mercredi 27 novembre 2019, a été signé l’acte de vente, au grand dam notamment des chasseurs. ASPAS – Vercors vie sauvage


Photo de Pixabay sur Pexels.com

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